Le coton‐tige en plastique, enfin interdit à la vente

C’est officiel ! La vente de cotons-tiges en plastique est désormais interdite en France selon l’article L541-10-5 du code de l’environnement.

À compter du 1er janvier 2020, la mise sur le marché des bâtonnets ouatés à usage domestique dont la tige est en plastique est interdite.

Pourquoi le plastique c’est pas fantastique ?

Dès le moment où il est produit, le plastique devient nocif pour la santé et pour la planète.

Le plastique est un matériau issu de l’industrie pétro-chimique, c’est-à-dire que pour le fabriquer, il est nécessaire d’utiliser des composants dérivés de pétrole et de gaz et d’y ajouter divers additifs chimiques. En plus d’être très polluant (pas moins de 2 milliards de tonnes de dioxyde de carbone émis en 2016), ce processus de fabrication est également très énergivore.

Si la production de plastique a énormément augmenté ces dernières années (la production de plastique vierge augmente de 4 % par an depuis 2000), c’est parce que celui-ci est peu cher, léger, résistant à la corrosion et surtout il est vu comme un produit miracle à faible impact car recyclable. Mais la vérité, c’est que le plastique n’est que très rarement recyclé, et ce, pour trois raisons :

  • Étant donné le faible coût des matières premières, les industriels privilégient la production de plastique vierge au plastique recyclé.
  • Les déchets plastiques sont extrêmement mal gérés puisque seulement 20% de ces déchets sont collectés pour être recyclés, et très peu le seront réellement à cause de leur niveau de contamination.
  • De nombreux produits en plastique sont jetés dans la nature.

Plus de 75 % de l’ensemble du plastique déjà produit est aujourd’hui un déchet.

WWF

La durée de vie d’un produit en plastique à usage unique est inférieure à trois ans, voire à un an. Vous vous en doutez donc, le plastique sitôt utilisé sitôt jeté finit rarement par être utilisé pour la fabrication d’un nouveau produit.

Mais alors où finit le plastique ?

  • Il peut être envoyé à la décharge où il lui faudra plus de 400 ans pour se décomposer, années pendant lesquelles le plastique continuera de polluer la planète.
  • Il peut également être incinéré, un processus qui pollue l’atmosphère en libérant des tonnes de dioxyde de carbone.
  • Ou il finira sa vie dans la nature à polluer la faune, la flore et à intoxiquer et tuer de nombreuses espèces marines (et nous aussi si on suit la logique de la chaîne alimentaire).

C’est d’ailleurs l’omniprésence du plastique dans la nature qui nous préoccupe le plus. On estime même que 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées chaque année dans l’océan en France. Et pour vous faire une idée plus précise de notre impact sur l’environnement, sachez que 60% à 80% des déchets que l’on retrouve dans les fonds marins est issu de l’activité humaine.

Sources : Surfrider, Greenpeace, SeaShepherd, WWF

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Que penser des nouveaux cotons‐tiges jetables ?

Les nouveaux cotons-tiges jetables que vous retrouverez en supermarché ne seront donc plus en plastique mais pour la plupart en carton ou en bambou. C’est un petit pas pour l’environnement, néanmoins le business du coton-tige jetable reste impactant.

Tout d’abord, n’oublions pas que la plupart des cotons-tiges vendus en grande surface sont fabriqués avec un coton non biologique. Et la culture de ce coton nécessite énormément d’eau ainsi que l’utilisation de pesticides.

Quoi qu’il en soit, la production d’un coton-tige même avec du coton biologique n’est pas anodine puisqu’il faut énormément de moyens et d’énergie pour produire un objet destiné à être jeté ou recyclé. Et malheureusement, comme nous l’avons vu plus haut, le recyclage est loin d’être une solution.

Et si vous n’êtes pas encore convaincus, il suffit de regarder du côté du portefeuille. Le coton-tige réutilisable (à vie) le moins cher coûte un peu plus de 4.00€. Un paquet de cotons-tiges jetables en supermarché (sans marque) coûte aux alentours de 0.85€ et un paquet de cotons-tiges bio jetables coûte environ 1.90€. Le résultat est sans appel, le coton-tige lavable est bien plus économique sur le long terme que le coton-tige jetable !

5 alternatives zéro déchet au coton‐tige jetable

Non le coton-tige n’est ni obligatoire ni indispensable. Tout comme la paille pour siroter un cocktail, il s’agit purement et simplement d’un gadget, mais un gadget que de nombreux foyers utilisent régulièrement.

On pourrait donc s’en passer et utiliser un bout de notre serviette de bain ou encore plus simplement notre petit doigt. Mais, nous n’en avons pas tous forcément envie. D’autant plus que, désormais, il est possible de trouver des cotons-tiges réutilisables, de quoi contenter toutes les oreilles en réduisant notre impact environnemental !

Après plusieurs semaines de tests, je vous présente donc un petit récapitulatif des alternatives zéro déchet au coton-tige traditionnel.

  1. La poire auriculaire
  2. L’oriculi
  3. Le cure-oreille en inox
  4. Le bâtonnet d’oreilles en silicone
  5. Le coton-tige Lastswab

Je précise que je ne suis ni médecin, ni ORL. Si vous avez des questions ou un doute sur le lavement du conduit auditif et l’utilisation des différentes alternatives, n’hésitez pas à en parler à un généraliste ou à un spécialiste.

La poire auriculaire

Commençons par le commencement puisque la poire auriculaire existe depuis de nombreuses années. Bien qu’elle soit majoritairement réservée aux bébés et aux enfants, elle est également adaptée aux adultes.

C’est quoi et comment ça marche ?

La poire auriculaire est un petit ballon doté d’une canule très souple. Pour l’utiliser, il faut la remplir d’eau tiède, placer la canule dans son oreille et presser la poire délicatement, petit à petit (plusieurs petites pressions). On retire ensuite la poire, et on fait évacuer l’eau en penchant la tête sur le côté. L’eau va naturellement emporter le surplus de cérumen sur son passage.

Pour entretenir sa poire auriculaire, il suffit de la passer sous l’eau. Il est également possible de la nettoyer de temps en temps avec un peu de savon, naturel évidemment.

La poire auriculaire Salva

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Quelques mots sur les laboratoires Cooper

La marque Salva appartient au laboratoire Cooper, qui a été fondé en 1907 en France par le pharmacien Albert Salmon et d’autres confrères sous le nom de Coopération Pharmaceutique Française. Cooper propose de nombreux médicaments et accessoires de santé, dont une gamme de produits d’aromathérapie et de la ruche axée sur la santé au naturel. Agréé par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament), Cooper est également fournisseur de matières premières pharmaceutiques, sélectionnées et agréées conformément aux B.P.F (Bonnes Pratiques de Fabrication) et des B.P.D (Bonnes Pratiques de Distribution).

Composition & gestion du déchet en fin de vie

La poire auriculaire Salva est fabriquée en France, dans une entreprise de l’Yonne qui emploie une quinzaine de personnes. La poire de lavement, fabriquée par rotomoulage est en élastomère (caoutchouc synthétique) et la canule moulée par compression est en mélamine.

Si le caoutchouc synthétique est apprécié, c’est qu’il est à la fois résistant, isolant et surtout modelable à l’infini. Mais le caoutchouc synthétique est loin d’être un matériau éco-responsable puisque sa production nécessite l’utilisation d’hydrocarbures très polluant. Il est également dangereux pour la santé (cancérigène) des professionnels en contact avec lui, notamment à cause des produits chimiques qu’il dégage lors de sa fabrication. Enfin, le caoutchouc synthétique pur et peu durable est difficilement recyclable. Aujourd’hui, il est majoritairement incinéré en fin de vie.

Quant à la résine mélamine, ce plastique thermodurcissable est composé le plus souvent de mélamine et de formaldéhyde. La mélamine et le formaldéhyde sont très polluant à cause de leur production industrielle chimique. La mélanine est un matériau utilisé pour sa dureté et sa rigidité ainsi que sa résistance mais le fait que cette résine soit thermodurcissable ne lui permet pas d’être réutilisée et donc recyclée.

Mon avis sur la poire auriculaire

Si remplir la poire auriculaire n’a rien de trop compliqué, je trouve que l’utilisation globale n’est pas très pratique. On ne sait pas trop jusqu’où rentrer la canule dans le conduit, s’il faut se pencher entièrement sur le côté et combien de temps il faut garder l’eau dans l’oreille. D’ailleurs, cette méthode n’est pas la plus agréable qui soit.

Côté efficacité, je reste totalement perplexe, car d’une part la poire ne permet pas de nettoyer l’extérieur de l’oreille et d’autre part, difficile de vérifier que le canal auditif a bien été nettoyé. En plus, étant donné qu’on ajoute de l’eau dans l’oreille, il faut ensuite se sécher avec une serviette, donc autant utiliser directement un bout de tissu. Je pense que la poire auriculaire peut être efficace pour les bouchons de cérumen, mais pas pour le nettoyage quotidien.

Niveau entretien, rien de compliqué puisqu’il suffit de bien rincer sa poire auriculaire après chaque utilisation et de la laver avec un peu de savon de temps en temps. C’est peut-être juste un peu plus long que pour d’autres alternatives car il faut envoyer de l’eau dans le ballon.

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L’oriculi en bois

C’est quoi et comment ça marche ?

L’oriculi est un petit bâton de 10 cm en bois dont le bout est recourbé. Il est originaire du Japon où il est utilisé depuis de nombreuses années par les adultes et les enfants. Il est très simple d’utilisation puisqu’il suffit de venir gratter le pavillon de l’oreille et l’entrée du conduit auditif pour retirer le surplus de cérumen.

Pour entretenir son oriculi, un simple passage sous l’eau suffit amplement. Vous pouvez aussi le nettoyer à l’eau savonneuse de temps en temps.

L’oriculi en bambou Lamazuna

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Quelques mots sur Lamazuna

Lamazuna est une des premières marques françaises à avoir commercialisé des accessoires et cosmétiques zéro déchet. Créée en 2010 par Laëtitia Van de Walle, la marque Lamazuna a vite révolutionné le marché de la beauté et de l’hygiène en proposant des produits naturels, bio, vegan à la fois sains, écologiques et économiques. Aujourd’hui la marque est devenue une véritable référence dans le secteur du zéro déchet et continue à se développer, notamment dans l’univers de la mode avec une gamme de prêt-à-porter éthique et éco-responsable qui a vu le jour en 2018.

Composition & gestion du déchet en fin de vie

Fabriqué en Chine (région de Huzhou), l’oriculi Lamazuna est composé de bambou (bâton), de Schima Superba (boule de couleur) et d’un fil de coton.

Le bambou est un matériau à la fois résistant et naturel, ce qui permet à l’oriculi d’être utilisé toute une vie et d’être biodégradable.

Malheureusement, le bambou, bien qu’il ait la capacité de capturer énormément de CO2 et de ne demander que très peu d’eau, pose un véritable problème environnemental. D’une part, le bambou est une matière première qui vient de loin, le transport de celui-ci jusqu’à la France augmente donc considérablement son bilan carbone. Et d’autre part, étant très prisé, on assiste de plus en plus à une déforestation massive de la flore existante pour sa culture. Il est donc primordial que le bambou utilisé soit issu d’une forêt gérée durablement afin que sa culture ne participe pas à la destruction de l’écosystème.

Lamazuna se sent très concernée par l’impact écologique du bambou, c’est pourquoi elle a choisi un fabricant historique d’oriculi en Chine et une forêt éco-gérée. Évidemment sans certification de cette forêt, il est difficile de garantir totalement l’éco-responsabilité du bambou cultivé.

L’équipe innovation de la marque a cherché une alternative en France et a créé le premier oriculi en bioplastique dont je vous reparlerai ici !

Mon avis sur l’oriculi Lamazuna

J’utilise l’oriculi Lamazuna depuis plusieurs années maintenant donc c’est vraiment le coton-tige zéro déchet sur lequel j’ai le plus de recul.

J’aime beaucoup l’oriculi Lamazuna car il est très facile d’utilisation. Le bois n’est pas ce qu’il y a de plus confortable pour curer l’oreille, mais une fois qu’on a l’habitude de faire un geste délicat, tout se passe très bien. Généralement, je fais plusieurs passages et je retire l’excédent de cérumen sur le bout incurvé avec une serviette ou sous l’eau entre chaque.

Je trouve que l’oriculi est vraiment très efficace, car en plus de nettoyer l’entrée du conduit auditif sans pousser le cérumen vers le tympan, il permet aussi de nettoyer l’ensemble du pavillon de l’oreille. Grâce à sa petite taille, il se faufile partout aisément. Pour ce qui est de l’efficacité de séchage après la douche, il est évident que le bois ne va pas sécher l’intérieur de l’oreille.

Pour ce qui est de l’entretien, je trouve que celui de l’oriculi est le plus facile car le bout du bâtonnet est très simple à rincer. J’utilise le mien depuis 5 ans environ et il n’a pas bougé !

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L’oriculi Caliquo en bois de hêtre

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Quelques mots sur Caliquo

Caliquo est une marque française créée par Grégoire Le Lanchon, ancien ingénieur agronome. C’est en découvrant de vieilles brosses à dents dans le grenier de son père, que Grégoire prend conscience qu’il est temps de réhabiliter le réutilisable. Il décide alors de quitter son emploi pour se consacrer à son projet et sort ses premières brosses à dents made in France à tête rechargeable en 2013. Depuis 2018, sa femme a rejoint l’aventure en tant que responsable de boutiques indépendantes, et c’est désormais en famille que sont conçus les produits durables de demain.

Composition & gestion du déchet en fin de vie

Fabriqué en France dans le Jura, à 100% en bois de hêtre, l’oriculi Caliquo est aujourd’hui ce qui se fait de mieux en termes de coton-tige réutilisable écologique.

L’oriculi est bien souvent fabriqué en bambou, un matériau certes écologique, mais qui vient de loin (Asie) et qui participe de plus en plus à la déforestation à cause de la demande croissante.

Contrairement au bambou, le hêtre est un bois originaire d’Europe centrale, que l’on trouve donc facilement près de chez nous. Le bois de hêtre utilisé par la marque Caliquo provient d’une forêt gérée durablement dans le Jura, c’est-à-dire que sa culture respecte un maximum notre environnement et la biodiversité.

Le hêtre est un matériau très intéressant car il pousse sur des terrains calcaires, ce qui lui confère une grande qualité (robustesse et durabilité). Peu importe le type de sol et de roche, le hêtre peut pousser n’importe où lorsque les conditions climatiques ne sont pas extrêmes (trop d’humidité ou sécheresse).

Son grain fin et court en fait un bois facile à travailler notamment en petite menuiserie et il peut être facilement courbé

L’oriculi Caliquo est fabriqué selon le processus de tournage sur bois, un savoir-faire protégé et valorisé en France. Le hêtre est un bois facile à travailler grâce à son grain fin et court, c’est pourquoi il est idéal pour la création d’un oriculi. En fin de vie, il est facilement compostable et comme n’importe quel bois, naturellement biodégradable.

Mon avis sur l’oriculi Caliquo

Il ne m’a pas fallu longtemps pour adopter cet oriculi en bois ! Comme vous le savez, j’étais déjà convaincue par le coton-tige en bambou, mais le fait que l’oriculi Caliquo soit en bois de hêtre et fabriqué en France me ravit encore plus !

J’ai d’abord été surprise par son embout, car j’étais habituée à une forme plus courbée, mais cela n’enlève rien à sa prise en main. Comme n’importe quel oriculi en bois, celui-ci n’est pas ce qu’il y a de plus confortable pour l’oreille, donc comme toujours, je vous recommande d’y aller doucement afin de ne pas créer d’irritations.

J’ai été pas mal convaincue par l’oriculi Caliquo car il récupère bien le cérumen dans les moindres recoins de l’oreille externe et à l’entrée du conduit auditif. Je dois tout de même avouer qu’il est moins efficace que l’oriculi traditionnel en bambou à cause de son embout plus épais, moins long et moins courbé, mais il fait quand même bien le job ! Pas de bouchons d’oreilles avec ce coton-tige zéro déchet puisqu’il a une action de curage. Bien évidemment, un bâton en bois ne pourra pas sécher l’intérieur de votre oreille après la douche, mais vous pouvez toujours utiliser un bout de serviette pour ça.

Côté entretien, une fois encore, rien de plus facile puisque je passe simplement l’oriculi sous l’eau une fois que j’ai fini de m’en servir. Entre les différents passages, vous pouvez soit le passer sous l’eau, soit le frotter avec une serviette. Et de temps en temps, il est bon d’ajouter un peu de savon pour le nettoyer en profondeur. Le bâton a l’air bien solide, donc je pense qu’il va durer une vie !

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Le cure‐oreille en inox

C’est quoi et comment ça marche ?

Le cure-oreille en inox est basé sur l’oriculi, sauf qu’il est fait d’acier inoxydable. Sa forme peut également varier, puisqu’on retrouve des cures-oreilles avec des extrémités différentes (forme incurvée, forme d’épingle à nourrice) pour que chacun puisse trouver son bonheur. Il est également très simple d’utilisation puisqu’il ne nécessite pas de technique particulière.

Côté entretien, le cure-oreille en inox se nettoie simplement à l’eau. Il est également possible de le nettoyer avec un peu de savon avant de la passer sous l’eau.

Les cure-oreilles Savonne Moi

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Quelques mots sur Savonne-moi

Créé en 2018 par Chloé et Mickaël, Savonne-moi est un e-shop de cosmétiques bio et naturels. C’est pendant la grossesse de Chloé que le couple s’est rendu compte qu’il était important de ne pas mettre n’importe quoi sur sa peau. Aujourd’hui, les fondateurs sélectionnent scrupuleusement des marques en accord avec leurs valeurs pour les faire découvrir à leurs clients. On retrouve sur leur site, des cosmétiques aux compositions clean, des marques vegan et pour la plupart françaises (70% des produits). Le but de Chloé et Mickaël est d’éveiller les consciences, c’est pourquoi ils proposent des soins et des accessoires qui permettent de rendre le quotidien plus éco-responsable. Avec cet e-shop, le couple souhaite faire comprendre au plus grand nombre qu’un modèle basé sur le respect des clients, des fabricants et de la planète est possible. L’entreprise Savonne moi est d’ailleurs partenaire de l’Association Des Nouveaux Savonniers qui soutient l’artisanat français et les entreprises éco-responsables.

Composition & gestion du déchet en fin de vie

Fabriqués en Allemagne, les cures-oreilles Savonne-moi sont en acier inoxydable. L’acier inoxydable appelé aussi inox est un alliage de fer, de nickel et de chrome. Ce genre de métal ne rouille pas, il est robuste et durable, c’est pourquoi il est tant apprécié.

Pour ce qui est de l’impact écologique, il faut savoir que la fabrication de l’inox est très énergivore. L’inox n’est pas un matériau toxique en lui-même mais par contre sa production est très polluante à cause des tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère. Par contre, l’inox est facilement recyclable, car grâce à son pouvoir magnétisant, il est possible de le séparer et de le récupérer parmi n’importe quel autre déchet. Il est également 100% recyclable, et ce, indéfiniment, car ses qualités ne sont jamais altérées.

Mon avis sur le cure-oreille Savonne-moi

Comme le site Savonne Moi a créé 4 modèles différents de coton-tige, j’ai décidé de tester les 4 pour vous faire un retour complet.

Déjà, quel que soit le modèle, je peux vous dire que la facilité et le confort d’utilisation est là. Contrairement à ce que je pensais, les cotons-tiges en inox ne sont pas lourds du tout et la matière est même plutôt douce.

Concernant l’efficacité, pour moi il n’y a pas photo, c’est le modèle D qui remporte la palme d’or ! A vrai dire, le modèle D est celui qui ressemble le plus à l’oriculi en bois, c’est pourquoi il est aussi efficace. J’ai trouvé que les autres modèles étaient beaucoup moins pratiques à utiliser, car on ne sait pas s’il faut tourner le bâton en inox dans son oreille ou faire un mouvement spécifique pour récupérer le cérumen. Pour ce qui est de l’efficacité après la douche, il est toujours impossible de se sécher les oreilles avec ce genre de coton-tige réutilisable.

Je me répète encore et encore, mais niveau entretien, il n’y a une fois de plus que le modèle D qui trouve grâce à mes yeux. Tous les modèles se nettoient de la même manière, c’est-à-dire avec un peu d’eau, mais au vu de leur forme, le modèle D est plus simple et plus rapide à laver. Par contre, tous les cures-oreilles en inox Savonne Moi ont l’air très robustes et donc durables, à l’exception du modèle C qui a un embout plus fragile, façon “ressort”.

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Le bâtonnet d’oreilles en silicone

C’est quoi et comment ça marche ?

Le bâtonnet d’oreilles en silicone médical se compose de deux parties : une base et un embout (généralement en forme de croix). Ce type de coton-tige réutilisable a été conçu pour retirer uniquement le surplus de cérumen à l’entrée du conduit auditif par un simple mouvement rotatif. Il suffit de placer le bâtonnet dans son oreille sans forcer et de le faire tourner dans un sens. Se forme alors une spirale qui va récupérer le cérumen jusqu’au retrait du bâtonnet.

Grâce à sa longueur courte et son design ergonomique, le coton-tige en silicone a l’avantage d’être totalement safe pour le tympan puisqu’il ne peut pas entrer dans ce conduit. Il peut donc être utilisé en toute sécurité par les enfants.

Pour le nettoyer, un simple rinçage à l’eau suffit. Vous pouvez également le nettoyer de temps en temps avec un peu de savon avant de le rincer.

Le coton-tige Eeears en silicone

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Quelques mots sur Eeears

Eeears est une start-up parisienne fondée par Sofiane Ibanez Lozano, en association avec le Dr Lamine Mbaye et la business développeur Kaoutar N’gairi en 2017. Concerné par les problèmes liés à l’utilisation du coton-tige, que ce soit pour la santé ou pour la planète, Sofiane Ibanez Lozano a l’idée de créer une nouvelle alternative au coton-tige traditionnel : le bâtonnet d’oreilles en silicone. La start-up lance alors en 2017 une campagne de financement sur Kickstarter et se fait rapidement connaître pour son invention. Elle est notamment sélectionnée par le magazine Challenges pour la sélection des “100 start-up où investir en 2019” et obtient la médaille de bronze du concours Lépine 2019 (Santé et Nouvelles Technologies).

Composition & gestion du déchet en fin de vie

Fabriqué en France, le coton-tige Eeears est composé à 100% de silicone médical (sourcé en Allemagne), un matériau produit à partir de silicium qui a une durée de vie de 5 ans minimum. Le silicone médical n’est pas issu de l’industrie du pétrole comme le plastique, il n’émet donc pas de substances toxiques en fin de vie, ni lors de sa production.

L’avantage du silicone utilisé par Eeears est qu’il n’est ni catalysé au peroxyde ni au platine. Les catalyseurs et le silicium sont mélangés pour former une pâte de silicone, qui va ensuite être coulée dans des moules puis chauffée pour devenir rigide. Le résultat est ensuite étuvé afin que tout ingrédient résiduel soit enlevé, rendant ainsi le produit hygiénique.

Si le silicone médical est recyclable, malheureusement la réalité est qu’il y a encore très peu de système de recyclage accessible destiné à ce matériau. La plupart du temps le silicone médical se retrouve donc à la déchetterie où il finira incinéré.

Quant au packaging en carton et plastique recyclé (fabriqué en Allemagne), leur production et leur recyclage demandent beaucoup d’énergie. Et le plastique issu de la pétrochimie est énormément polluant. La marque cherche activement une alternative écologique au tube en plastique, qui permettrait quand même au produit d’être visible dans la boîte.

Mon avis sur le bâtonnet d’oreilles Eeears

Le coton-tige Eeears s’utilise de façon bien plus spécifique que les autres alternatives, pourtant cela reste d’une simplicité enfantine. De plus, le design a été parfaitement étudié car grâce à la petite taille de l’embout en forme de croix, quand on enfonce le bâtonnet, celui-ci se bloque au niveau de l’entrée du conduit auditif, de sorte qu’il n’y ait aucun risque de perforation du tympan. J’avais peur que le bâtonnet me fasse mal mais il n’en est rien, même lorsque je le tourne dans mon oreille. Sa matière est souple et douce, ce qui est très agréable.

Pour ce qui est de l’efficacité, le coton-tige Eeears récupère bien le cérumen au niveau du conduit. En revanche, son design ne lui permet pas d’être utilisé sur le pavillon de l’oreille. Côté séchage, après une douche, il ne fera pas de miracle, mais je trouve que l’entrée du conduit auditif est un peu moins humide après son passage.

J’entretiens ce coton-tige avec un simple passage sous l’eau, c’est simple et plutôt rapide. Cependant, avec son embout en forme de croix, il faut utiliser un peu ses doigts pour enlever le cérumen lors du rinçage. Même si le silicone n’est pas la matière la plus durable ni la plus robuste, le coton-tige Eeears est assez épais, je pense donc qu’il ne va pas se détériorer avant très très longtemps.

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Le coton‐tige LastSwab

C’est quoi et comment ça marche ?

Le coton-tige LastSwab ressemble exactement à un coton-tige traditionnel, même taille, même type de design. Il est formé d’une tige en polypropylène et de deux embouts en polypropylène également mais avec des pointes en TPE. Son utilisation est également la même que celle d’un coton-tige jetable. Ce sont les petites pointes en TPE qui vont permettre la récupération du surplus de cérumen, aussi bien à l’entrée du conduit auditif qu’au niveau du pavillon de l’oreille.

Comme pour les autres alternatives réutilisables, le coton-tige Lastswab se nettoie à l’eau, voire à l’eau savonneuse.

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Quelques mots sur Lastswab

Conçu par la start-up danoise, Faco Ph, le coton-tige réutilisable LastSwab a été lancé en 2019 grâce à deux campagnes de financement participatif fructueuses, sur Kickstarter et Indiegogo. C’est en constatant le nombre incalculable de cotons-tiges en plastique retrouvés sur les plages que les trois designers à l’origine de ce projet, Nicolas Aagaard, Isabel Aagaard et Kåre Frandsen, ont eu l’idée de fabriquer une alternative zéro déchet. Leur coton-tige LastSwab breveté est donc réutilisable mais également épuré et minimaliste, tout comme la version spéciale “retouches maquillage”.

Composition & gestion du déchet en fin de vie

Fabriqué en Chine (usine certifiée Sedex), le coton-tige Lastswab est composé de polypropylène (PP de Corée) et d’élastomère thermoplastique (TPE d’Allemagne). Le PP et le TPE sont tous deux des matériaux synthétiques dérivés du pétrole. Ces deux matières sont donc assez résistantes mais peu écologiques. D’une part, leur processus de fabrication est énergivore et polluant, et d’autre part, en se dégradant ils produisent des micro-particules de plastique qui génèrent une pollution atmosphérique.

Il n’y a aucune donnée précise sur la durée de vie du coton-tige Lastswab mais la marque parle d’un minimum de 1000 utilisations et d’un produit recyclable. En effet, le PP et TPE sont tous deux recyclables, mais ce processus n’en reste pas moins énergivore. D’autant plus que le plastique est loin d’être recyclable à l’infini et que les filières de recyclage sont aujourd’hui dépassées par autant de déchets. Résultat, ces plastiques se retrouvent bien souvent à la décharge, émettant des gaz à effet de serre en attendant d’être incinérés.

Quant au boîtier Lastswab, il est en polymère thermoplastique (PLA) issu de maïs (fabriqué en Chine, certifié Din Certco et Ok Compost). On pourrait croire que le PLA est un matériau tout ce qu’il y a de plus écologique, mais en réalité celui-ci est bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Il faut savoir qu’un plastique bio-sourcé vient de la biomasse (végétaux ou déchets végétaux), mais peut également être partiellement issu de l’industrie pétro-chimique. De plus, bio-sourcé ne veut pas dire biologique, il est donc tout à fait possible que la culture de base ait été contaminée par des substances toxiques comme les pesticides. Enfin, si le plastique bio-sourcé est issu d’une monoculture à grande échelle plutôt que des résidus végétaux, cela veut dire qu’il y aura moins de terres disponibles pour le secteur de l’agro-alimentaire et qu’il y a également un risque élevé de déforestation.

Selon Lastswab, le PLA utilisé est issu à 100% de la biomasse, mais la marque ne sait pas s’il s’agit de végétaux ou de déchets végétaux.

Pour ce qui est de sa fin de vie, la marque assure que le PLA est biodégradable, mais encore une fois, ces propos sont à nuancer. Le PLA n’est en fait pas biodégradable en milieu naturel, il est plutôt compostable en conditions industrielles. Pour qu’il soit compostable à domicile, il faut que le produit soit certifié “Ok Compost” ou “Ok Home Compost”. C’est bien le cas du boîtier Lastswab. Mais qu’en est-il si vous n’avez rien pour le composter ? Comme il n’existe pas encore de véritables points de collecte pour ce genre de matériaux, celui-ci finira très certainement à la poubelle comme n’importe quel autre plastique.

Sources : France Inter, Consoglobe et Ecoconso.

Mon avis sur le coton-tige Lastswab

S’il y a bien une alternative zéro déchet qui se rapproche le plus du coton-tige traditionnel au niveau du design, c’est le coton-tige LastSwab ! Après quelques semaines de test, je peux vous dire que ce coton-tige est très simple à utiliser mais aussi très confortable.

J’apprécie le fait qu’on puisse utiliser ce coton-tige à la fois au niveau du pavillon de l’oreille et à l’entrée du conduit auditif. Gros point positif aussi sur le double embout qui permet de faire les deux oreilles plus rapidement. Pour autant, je ne suis convaincue qu’à 80% de son efficacité (ce qui est déjà très bien). J’émets quelques réserves car à certains endroits j’ai l’impression que le coton-tige Lastswab étale plus le cérumen qu’il ne le récupère. Je pense que c’est la matière qui fait ça mais aussi le design puisqu’il n’y a pas d’effet “racle”. C’est aussi pour cela que je le trouve moins efficace après la douche quand l’oreille est encore humide.

Pour ce qui est de l’entretien, rien de compliqué puisqu’il suffit de rincer le coton-tige sous l’eau. Cependant, comme pour Eeears, il est quand même nécessaire de venir le frotter légèrement en même temps qu’on le rince pour être sûr de bien enlever tout le cérumen coincé entre les picots. Étant donné qu’on est sur un design assez fin et une matière assez souple, je trouve que le coton-tige n’a pas l’air très solide, il vaut donc mieux faire attention quand on le manipule. C’est peut-être pourquoi il est vendu avec un boîtier.

Je trouve d’ailleurs ce boîtier très joli mais très gadget. Il est pour moi inutile car on peut tout à fait ranger le coton-tige dans une trousse de toilette ou directement dans un tiroir. De plus, je n’arrive jamais à placer mon coton-tige du premier coup dans les petits trous du boîtier, donc je ne trouve pas ça très pratique.

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Comparatif des cotons‐tiges réutilisables

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Les précautions d’utilisation du coton‐tige

Même si Eeears a créé un produit qui empêche toute irritation et toute perforation du tympan, il faut savoir qu’aucun ne présente réellement de risques si on en fait une bonne utilisation.

Pour se nettoyer correctement les oreilles, il ne faut pas enlever tout le cérumen, barrière naturelle qui protège des agressions extérieurs. Il faut rester à l’entrée du conduit et donc ne jamais, ô grand jamais, y introduire le coton-tige ou l’utiliser pour pousser le cérumen à l’intérieur. Ces deux gestes ne feraient que causer irritations et bouchons ou pire une perforation du tympan et donc une perte d’audition.

Pour ce qui est de la fréquence d’utilisation, tout dépend de votre production de cérumen. Moins vous en produisez, plus le nettoyage sera espacé. D’après mes recherches, il n’est pas nécessaire de se laver les oreilles quotidiennement, bien au contraire. 1 à 2 fois par semaine, c’est déjà largement suffisant. Surtout que la plupart du temps, on ne se lave pas les oreilles pour des raisons sanitaires mais pour des raisons esthétiques. Il n’est donc pas réellement utile de “nettoyer” ses oreilles profondément plusieurs fois par semaines. Si le cérumen visible vous dérange, vous pouvez l’enlever avec un coton-tige sans toucher à l’entrée du conduit auditif, c’est-à-dire en nettoyant uniquement le pavillon de l’oreille.

Coton‐tige réutilisable : le tableau comparatif

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Après vous avoir donné toutes ces informations, il ne tient qu’à vous d’opter pour la solution qui remplira tous vos critères. Pour ma part, mon cœur balance entre l’oriculi en bois et le bâtonnet d’oreilles Eeears. Je reste donc avec ces deux alternatives jusqu’à ce que je me sente prête à m’en passer définitivement.


Que pensez-vous de ces alternatives ?
Avez-vous déjà opté pour un coton-tige réutilisable ou utilisez-vous simplement l’auriculaire ?
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6 Comments

  1. Coucou Justine !
    J’ai commencé par l’oriculi de Lamazuna qui est très pratique mais assez deroutant au début et puis j’ai poursuivi avec lastswab que je trouve plus pratique pour retirer tout rapidement ☺️

  2. What What

    Hello Pauline,

    Merci pour ton retour !
    C’est vrai que quand on passe du coton-tige à l’oriculi directement, il faut un temps d’adaptation.
    Le Lastswab est finalement le plus proche du coton-tige traditionnel donc plus agréable à utiliser.

    Bises
    Justine

  3. Merci pour ce comparatif super détaillé et très instructif !
    J’ai démarré par l’oriculi également, j’ai testé LasSwab mais comme toi je ne suis pas convaincue. Je regrettais que l’oriculi soit fait en bambou alors qu’on a des forets durables en France mais si tu dis qu’ils sont en train de changer cela c’est top. Hormis peut etre son alternative en métal dont tu parles je ne suis pas attirée par le reste.
    Chez moi c’est un coup de serviette pour essuyer le pavillon externe puis un peu d’oriculi pour la cavité et ca me va très bien :)
    Belle soirée
    Corinne

  4. What What

    Hello Corinne,

    Merci pour ton commentaire.
    En effet pour l’oriculi en bambou, je trouve ça super d’avoir trouvé une alternative plus locale, reste à voir quelle est cette alternative ;)
    Si un coup de serviette te va alors il n’y a pas mieux !

    Bises
    Justine

  5. Super comparatif comme d’hab ;) ! J’ai le Lamazuna depuis plusieurs années maintenant, et pour rien de rien je ne reviendrai aux cotons tiges jetables. Je n’avais jamais l’impression de me nettoyer correctement avec. La seule vraie utilité était pour sécher l’eau qui rester dans mes oreilles après la douche ou la piscine par exemple. Mais ma serviette fait aussi très bien l’affaire pour ça ! J’ai déjà offert l’oriculi en bambou à plusieurs proches, c’est validé à chaque fois. Pratiquement aucun retour en arrière.

    Merci pour cet article encore super complet

  6. What What

    Hello Marie,

    Merci beaucoup !!

    Bises
    Justine

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